Philippe Vandenberghe  > aquatintes  > technique
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Plaque de cuivre La première opération est le "grainage" de la plaque de cuivre manuellement ou mécaniquement.
Le dessin est réalisé directement ou avec un calque sur cette plaque.
On protège avec un pinceau et du vernis les surfaces qui doivent rester vierges.
La plaque est attaquée plusieurs fois par un bain d’acide destiné à creuser plus ou moins les surfaces à encrer. Il faut une longue expérience pour bien maîtriser cette étape essentielle pour obtenir un résultat final parfait.
Enfin le vernis et la résine sont éliminés.
Il faut ensuite encrer la plaque manuellement. Avec des petits tampons de" tarlatane", on étale les encres sur les parties creuses de la plaque. L’excédent est nettoyé avec des papiers très fins.
La plaque encrée est posée sur le plateau de la presse et recouverte d’une feuille de papier humide.
Par forte pression, le papier vient chercher l’encre dans les creux du métal.
Pour l’épreuve suivante, il faut encrer à nouveau, d’où l’originalité de chaque tirage.
Après séchage, les oeuvres sont signées et numérotées.


vernis
Table de travail "Dans les aquatintes de notre mémoire se décline toute une gamme de couleurs et de sensations; gravés sur les cuivres de nos émotions engrangées depuis notre conception, nos paysages intérieurs défilent comme des rêves. Nous quittons alors un réel que nous croyons sûr et palpable pour d’autres rivages méconnus; l’univers intérieur s’est déplié et nous offre une autre palette, un autre album que nous n’osons pas feuilleter car il nous emmène loin... ailleurs.
Les cuivres de nos émotions enfouies ne mentent pas, ils parlent de et à nos couches profondes, sensibles.
Les cuivres des aquatintes ne mentent pas non plus, ils ne trahissent pas la "réalité", ils nous en livrent juste d’autres aspects.
Avec ses paysages esquissés, gravés, livrés à l’acide, encrés et pressés, Philippe Vandenberghe joue avec la matière et le vide, avec la lumière et l’ombre : le monde s’affirme ou disparaît à son gré ou presque, car il s’allie aussi au hasard, ce maître subtil qui nous plante résolument devant des facettes inconnues de nous-même et du monde.
Lisons ces aquatintes comme nos paysages secrets, cherchons nous doucement dans cet univers, dit imaginaire, et perdons pied peu à peu avec le "réel connu".
C’est en fait une promenade très personnelle à laquelle nous invite Philippe; l’écho en est riche si nous voulons jouer le jeu, son jeu".

Maryse Jagot



table d’encrage
encrage
encrage
sous presse
tirage